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France 2 : Mélenchon va à "DPDA" en se bouchant le nez

 
 
L'émission "Des paroles et des actes" consacrée à Jean-Luc Mélenchon se tiendra bien ce jeudi 26 mai, à 20h55 sur France 2. L'incertitude planait après que l'eurodéputé a dénoncé sur son compte Facebook une "corrida où l’invité fait office de taureau promis au sacrifice".
Capture d'écran DPDA

Décidément, "Des paroles et des actes", l'émission pilotée par David Pujadas sur France 2, n'a plus bonne presse. Après le lapin posé par Marine Le Pen trois heures avant la prise d'antenne en octobre dernier, puis les remontrances du CSA envers Pujadas sur sa présentation incomplète d'une intervenante face à Alain Finkielkraut, le sifflet coupé à un syndicaliste ou encore l'imbroglio sur l'absence d'interloctueur face à Nicolas Sarkozy en février, le rendez-vous politique du jeudi soir est passé à deux doigts d'un nouveau désastre ce 26 mai. Alors que Jean-Luc Mélenchon était annoncé, l'eurodéputé a fait savoir, dans un message publié mercredi sur son compte Facebook, qu'il s'interrogeait sérieusement sur sa venue. Finalement, après mûre réflexion, il a décidé d'y aller.

Dans son post précédent, Jean-Luc Mélenchon cognait pourtant dur sur le programme politique phare de France 2 :  "Participer à l’émission 'Des paroles et des actes  est une épreuve dont le téléspectateur n’a pas idée. Au contraire des moments d’échanges piquants mais respectueux comme ceux de 'On n’est pas couché', l’émission 'DPDA' est conçue comme une corrida où l’invité fait office de taureau promis au sacrifice", commence-t-il. Plutôt Ruquier que Pujadas, donc... 

Mais plus qu'une question de personnes, le candidat déclaré à la présidentielle dénonce surtout la forme du programme - "Le déroulé consiste à additionner des charges nommées 'débats' (huit l'un derrière l’autre) dont la bête ne connaît pas la nature jusqu’au dernier moment"  - et le profil des intervenants régulièrement invités - "Toujours les mêmes figures imposées : un patron de PME (ultra traditionnelle mais tellement sympa, ou bien start up ayant inventé les bigoudis en ligne super innovant). Évidemment, le petit patron de PME est 'écrasé par les charges et les réglementations' qui l’empêchent d’embaucher. On aura évidemment (on est sur France 2 tout de même !) un militant du FN, évidemment populaire (et si possible auto déclaré (sans vérification possible) ancien du Parti communiste ou du NPA), annoncé comme tel (voir le passage de l’émission de François Hollande)." Un scénario pré-écrit dont Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas être l'un des acteurs.

Comme Marine Le Pen avant lui, le cofondateur du parti de Gauche s'inquiète aussi de ses possibles contradicteurs politiques. Il affirme ainsi que plusieurs prétendants, et non des moindres, ont refusé de l'affronter : Marion Maréchal-Le Pen, Bruno Le Maire, Stéphane Le Foll, Michel Sapin, Jean-Christophe Cambadélis… "Tout le monde a peur, me dit la rédaction", écrit-il, rappelant la fanfaronnade de Sarkozy A droite, le seul qui ait accepté d'affronter "JLM" est finalement Gérald Darmanin, bras droit de Xavier Bertrand, ce dont l'invité se désole : "J’ai récusé sans succès, non pour l’homme qu’il est (je ne le connais pas et il est connu comme courtois) mais pour la méthode qui est utilisée et parce que je trouve incroyable que pas un dirigeant national de LR ne soit disponible, même pour fustiger un ami des 'violences-de-la-grève-et-de-Cuba-du-Vénézuéla-germanophobe'". 

Conscient que sa réaction rappelle celle de la présidente du FN, Jean-Luc Mélenchon prend les devants : "Vivre cette sorte de préparation est une épreuve humiliante et pleine de stress délibérément provoqué. Madame Le Pen, excédée et soumise à des changements permanents et à une lourdeur croissante de ce qui lui était imposé (huit débats dont un sur les régionales des Hauts-de-France) avait fini par refuser de participer. J’y pense. Sachez qu’après trois mois de 'préparation', à 48 heures de l’émission, ni les intervenants ni les thèmes n’étaient fixés ni stabilisés." Et Jean-Luc Mélenchon, bravache, de lancer ce surprenant appel à candidature : "Si vous êtes un dirigeant de droite intéressé pour venir débattre, je vous appelle à faire connaître votre candidature à 'France 2' pour venir débattre car la chaîne prétend que nul ne le veut"

Finalement, à la question "Dois-je y aller ?", une bonne partie du millier de réponses reçues dans les commentaires lui ont répondu par l'affirmative. En toute logique, Mélenchon a donc in fine décidé d'écouter la voix du peuple…


marianne.net

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Published by lapresseenrevue - dans MAI 2016

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