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Régionales: Mélenchon en a assez d'être "harcelé" sur sa responsabilité en cas de victoire du FN

Le président du Front de Gauche Jean-Luc Melenchon gestures à Toulouse le 30 août 2015
Le président du Front de Gauche Jean-Luc Melenchon gestures à Toulouse le 30 août 2015 (AFP/Remy Gabalda)

Le porte-voix du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon s'est livré à une charge en règle contre la volonté affichée par le Parti socialiste d'union de la gauche, s'agaçant d'être "harcelé" sur son éventuelle responsabilité d'une victoire du Front national.

 

"Je ne supporte pas qu'on me rende responsable de la situation, ils sont totalement responsables, totalement coupables du désastre qu'ils ont préparé et qu'ils entretiennent tous les jours", a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle dans l'émission "Preuves par trois" Public Sénat-AFP.

"Mais qui on harcèle? Moi !", s'est-il indigné, assurant ne pas être l'artisan de la division de la gauche.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, dit: +ou c'est l'union ou c'est la désunion+" mais "il ne se demande pas pourquoi c'est la division, il nous ordonne d'obtempérer et de venir faire de la figuration sur les listes socialistes", a expliqué M. Mélenchon, avant de s'insurger : "Pourquoi irions-nous épouser ceux-là mêmes que les gens rejettent ?"
Selon lui, il s'agit du "devoir politique d'un homme de gauche" de refuser l'union avec le PS au premier tour des régionales pour faire rempart au Front national. Le devoir, a-t-il poursuivi, "d'exister en dehors d'eux qui sont les fossoyeurs de la gauche, qui ont volé les mots, qui ont abîmé l'esprit public".
Interrogé sur le référendum organisé par le PS le week-end dernier, le député européen s'est contenté de constater: "Quand il passe un corbillard, je me découvre, je ne jette pas des pierres. Voilà, le corbillard est passé, le mort a été livré à domicile, c'est le Parti socialiste et son référendum".
"Si les socialistes ont décidé de consacrer le temps qui leur reste à nous insulter et à essayer de faire peur à tout le monde avec le FN, ils n'obtiendront jamais rien de nous parce que personne ne nous fait peur", a-t-il insisté.
Répétant en avoir "assez de ce genre d'interpellation", il a évoqué la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où la présidente du Front national, Marine Le Pen, tête de liste, est donnée gagnante dans certains sondages.
"C'est à moi qu'on vient demander si je n'ai pas peur d'une victoire du FN ! Qui l'aura provoquée dans le nord, sinon les socialistes eux-mêmes qui n'ont même pas le cran de défendre la position en envoyant leur première ligne?", a-t-il argumenté, regrettant explicitement que le maire de Lille, Martine Aubry, ex-première secrétaire du PS, ait choisi de ne pas participer à la compétition.

leparisien.fr

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Published by lapresseenrevue - dans OCTOBRE 2015

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