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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 20:02

SOMMAIRE

 1) Une histoire bien particulière
 2) Devenir policier
 3) Il creuse, il creuse…
 4) …et règles ses comptes
 5) Les casseroles sont de retour
 6)  La supercherie de Gattaz : l'escroc de l'emploi

____________________________Bonne lecture

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 16:19

Propos recueillis pas Michel Soudais et Pauline Graulle.

Député d’Indre-et-Loire, Laurent Baumel revient sur la crise politique engendrée par la loi Macron et sur la stratégie des frondeurs.

 

Il n’est pas le plus gauchiste des frondeurs, mais cela n’empêche pas Laurent Baumel d’en être l’un des principaux porte-parole. Élu pour la première fois député (d’Indre-et-Loire) en 2012, cet ancien strauss-kahnien est l’un des trente et un députés à s’être abstenus, en septembre, sur le vote de confiance au gouvernement Valls 2.

L’utilisation du 49-3 par le gouvernement Valls pour faire passer la loi Macron a montré, s’il en était encore besoin, son inflexibilité. Cela ne signe-t-il pas l’échec de votre stratégie de vouloir influencer de l’intérieur la politique menée ?

Laurent Baumel : En 2014, lorsque nous nous sommes fixé l’abstention comme forme d’expression de notre désaccord sur les textes budgétaires ou la confiance, certains ironisaient sur notre « couteau sans lame ». Nous sommes sortis de notre inoffensivité en décidant de voter contre la loi Macron, obligeant ainsi le gouvernement à dégainer le 49-3, qui a un coût politique pour ceux qui l’emploient. Celui-ci n’étant pas réutilisable dans une même session parlementaire, le gouvernement va par exemple rechigner à mettre sur la table le projet de loi Rebsamen sur le dialogue social. Car, s’il est d’inspiration libérale, il ne sera pas voté.

Pour autant, vous n’avez pas été jusqu’au bout de votre démarche, en ne votant pas la motion de censure qui aurait forcé le Président à changer de gouvernement. Pourquoi ?

Notre stratégie, et je l’assume, n’est pas de renverser le gouvernement. D’autant que François Hollande ne se serait pas contenté de changer de gouvernement : même s’il n’y est théoriquement pas obligé, il aurait choisi de dissoudre ­l’Assemblée, et de nouvelles élections auraient sans aucun doute conduit à une majorité de droite. Or, nous, les frondeurs, voulons toujours conserver l’espérance d’obtenir une rectification et donc une réussite de ce quinquennat de gauche. D’ailleurs, si nous n’étions pas là pour apporter de la contradiction au sein du groupe socialiste, Manuel Valls et François Hollande auraient les mains totalement libres.

Aujourd’hui, vous semblez moins soutenus dans l’opinion publique qu’il y a quelque temps…

Il est vrai que notre action a déchaîné la violence des éditorialistes libéraux et entraîné la crainte d’une division qui influe sur la perception de l’opinion. Mais, selon moi, ce qui s’est passé mardi est plutôt le signe d’une résurrection des frondeurs. Nous avons voulu acter le fait qu’il n’y a pas de majorité claire à gauche pour la poursuite de cette orientation politique. Après les attentats de janvier, un mouvement général d’auto-­persuasion orchestré par l’exécutif et ses soutiens laissait penser qu’il ne pouvait plus y avoir de débat politique. Certains socialistes ont fini par croire à leur propre story­telling, c’est pourquoi ils ont été surpris par cet épisode de la loi Macron.

N’empêche, pour l’électeur « lambda », le fait de ne pas aller jusqu’à la censure permet à cette loi que vous critiquez de passer quand même…

L’électeur socialiste ou sympathisant ne nous demande pas non plus de faire tomber le gouvernement ! Les choses sont plus complexes. Beaucoup de gens partagent notre analyse du revirement politique et programmatique du quinquennat, car ils observent une dérive par rapport aux valeurs de la gauche et aux promesses faites pendant la campagne de 2012. Pour autant, ils ne veulent pas que nous ouvrions la voie à un retour de la droite au pouvoir. Parce qu’aujourd’hui, en France, on ne peut pas dire qu’il existe vraiment d’alternative de type Syriza.

N’avez-vous pas manqué l’occasion de rendre cette alternative visible, en ne déposant pas de motion de censure commune avec le Front de gauche et les écologistes ?

C’est une thèse qui peut se défendre, mais ce n’est pas la mienne. Je continue de penser qu’à l’étape actuelle il reste possible de mener le combat de la réorientation à l’intérieur de la famille socialiste. Cette analyse n’est pas définitive, des circonstances me feront peut-être changer d’avis plus tard. Pour le moment, ce n’est pas mon souhait.

Pourtant, dans votre livre [Quand le Parlement s’éveillera, le Bord de l’eau, 2015], vous notez que, s’agissant de votre proposition de loi sur la CSG ou de votre action pour empêcher le CICE, vous n’avez pas été entendus…

Parce que nous n’avions pas encore élevé le rapport de force, ce que nous venons de faire. La conjonction du problème parlementaire, d’une situation sociale complexe, d’absence de résultats économiques et peut-être d’une situation électorale difficile va tout de même obliger François Hollande à réfléchir à la manière dont il souhaite terminer son quinquennat ! C’est une question d’intérêts. Autant Manuel Valls se nourrit de la confrontation avec nous, laquelle sert une stratégie d’affirmation de son autorité personnelle au service d’une politique social-libérale, autant François Hollande n’est pas, selon moi, scotché à cette ligne libérale — qu’il n’a d’ailleurs pas défendue pendant sa campagne de 2012. Je pense qu’il a changé de ligne sous l’influence des forces économiques, de la technocratie d’État qui en est le relais, des contraintes bruxelloises telles qu’il les a intériorisées, parce que le régime de la Ve République ne mettait rien en face jusqu’aux frondeurs, et puis, il ne faut pas l’oublier, parce qu’il n’y a pas eu de mouvement social majeur. Or, cette dynamique n’est pas gravée dans le marbre. Notre pari stratégique est que la fronde parlementaire, plus nette en 2015 qu’en 2014, pourra influencer la ligne. Par ailleurs, il y a aussi une composante non rationnelle, affective pourrait-on dire, dans ce choix : je me sens socialiste et je tiens à l’organisation dans laquelle je suis. C’est pourquoi j’essaie de la sauver plutôt que de la fuir.

Est-il tenable de rester dans une organisation où vous êtes minoritaires, au moins au Parlement, avec des « camarades » comme Christophe Caresche qui vous désignent à longueur de temps comme les traîtres à supprimer ?

Ce n’est pas facile, mais j’ai une vision historique du Parti socialiste : mon engagement est lié à des raisons qui transcendent Christophe Caresche ! À titre personnel, je suis déjà sorti du parti une première fois avec Jean-Pierre Chevènement, au moment du traité de Maastricht. J’y suis revenu en 1994, car cette aventure a montré, pour moi, la difficulté de construire une alternative viable au PS et à fédérer des forces hétérogènes. Par ailleurs, il y a encore au PS des milliers de militants qui portent de très belles valeurs et que je ne veux pas abandonner.

Justement, dans quel état d’esprit abordez-vous le congrès ?

Contrairement à ce que pensent beaucoup de médias, ce qui s’est passé sur la loi Macron n’était pas une stratégie liée au congrès. Simplement notre choix d’utiliser, en tant que parlementaires, le droit de vote que nous donne la Constitution pour manifester notre résistance à la mise en œuvre d’une politique social-libérale. L’objectif est de constituer un bloc donnant aux militants la possibilité d’exprimer eux aussi la nécessité d’une alternative à la ligne actuelle. Il est trop tôt pour connaître la configuration exacte de ce congrès, mais nous essaierons évidemment d’y jouer un rôle.

laurentbaumel.fr

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 07:46

SOMMAIRE

1) Une raclée future…
2) Le symbole de la fracture à gauche
3) Il va au front
4) Un consensus difficile
5) L’équilibriste sans filet !
6) « L’urgence d’une autre politique »
7) Un concept manipulé par…
8) En trompe l’oeil
9) Tous des fainéants pour Macron…
10) Luc Carvounas le donneur de leçons…

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 07:38

SOMMAIRE

1) Machine arrière…
2) Il crispe dur dur !!
3) La grande pagaille
4) A juste titre elle s’insurge
5) L’erreur de croire…
6) Le b(o)uldo !!

__________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 05:47

SOMMAIRE

1) Qui vivra verra !
2) Montebourg appelle le…
3) En finir avec la « monarchie républicaine »
4) Nouvelle chute
5) Une partie difficile…
6) … et il craint le pire…

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:46

SOMMAIRE

1) Il dénonce
2) Le CdG
3) « Une lutte sans merci »
4) En tête au premier tour
5) Les frondeurs prennent des coups
6) Du Macron encore à venir…
7) Il démolit sa…

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:54

SOMMAIRE

1) Passage en force
2) La chute libre
3) La cata !
4) A genoux
5) Elles perdent le nord !
6) Cambadélis s’énerve grave !
7) Val-de-Marne…

__________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 14:50

Le maire de Boissy-Saint-Léger mis en minorité par sa majorité municipale

Regis CharbonnierLa crise municipale de Boissy-Saint-Léger ne s’est pas calmée. Déjà vendredi 6 février dernier,  le Conseil municipal n’avait pu se tenir faute de quorum. Une partie de la majorité municipale était en effet restée manifester devant la porte de la mairie aux côtés de l’opposition pour dénoncer

foule Boissy Vendredi 6 fevrier 2015Le dépôt de plainte du maire PS, Régis Charbonnier, contre son ex-directrice financière au motif que celle-ci était venue rechercher des affaires dans son bureau le weekend, sans prévenir personne.

Ce vendredi 13 février, le Conseil municipal s’est bien tenu, mais il s’est retrouvé complètement bloqué dans ses décisions. Sur 12 délibérations à l’ordre du jour, seule une, concernant la rémunération du personnel, a été actée, et au sein même de la majorité municipale, composée de 23 conseillers sur 33, le maire s’est retrouvé en minorité. 13 membres de la majorité ont voté contre les délibérations, 5 se sont abstenus.

Une crise municipale qui augure difficilement du prochain Conseil qui sera dédié au vote du budget 2015.

Dès le début de la séance, le ton était donné avec  la déclaration de Roger Guillemard, 1er adjoint et ancien maire de la ville, qui a  lu une longue déclaration pour expliquer pourquoi la majorité de la majorité municipale voterait contre toutes les délibérations par principe, hormis celle concernant le personnel, revenant tout d’abord sur la plainte déposée contre la directrice financière, « qui a dû subir, le 28 janvier, un interrogatoire de 3 heures à la Police et a accepté la perquisition de son domicile par la Police, parce qu’elle n’a rien à se reprocher. Perquisition qui n’a rien révélé », s’est indigné l’élu. « Qui, autour de cette table, serait ravi d’être convoqué par la Police et d’être accusé brutalement de vol ? On ne peut pas faire semblant de croire que de se faire accuser de voleur est un acte banal. La plainte a été faite délibérément pour porter tort à Madame la directrice financière. (..) On ne peut pas faire semblant d’ignorer que nous sommes tous concernés et engagés par la décision de porter plainte. Nous ne pouvons pas cautionner de tels agissements. »

L’élu a ensuite évoqué le malaise des personnels, en grève à plusieurs reprises fin 2014. «  On ne peut pas faire semblant de ne pas voir le profond malaise qu’éprouve une grande partie du personnel depuis plusieurs mois. Cette situation résulte d’une accumulation de faits désagréables qui plombent l’ambiance. Si vous en doutez, interrogez les intéressés. Comment le conseil municipal compte-t-il accomplir le programme qu’il s’est fixé, s’il n’a pas tout le personnel avec lui, près à participer avec enthousiasme et avec confiance. On ne peut pas faire semblant d’oublier ce qui a conduit la plus grande partie du personnel à faire grève à 4 reprises en 2014, du jamais vu dans notre ville. Il n’y avait plus de dialogue mais un monologue qui entretenait le conflit. La mission conduite par 4 de vos collègues a permis d’abord d’écouter et ensuite de renouer le dialogue pour sortir de la crise. Cette période douloureuse a laissé des traces, comme le fiasco de la tentative de huis clos de la séance du conseil du 7 novembre 2014 par crainte d’agressions. Ce n’est pas l’état d’esprit du personnel. On ne peut pas faire semblant d’ignorer le rassemblement de très nombreux agents devant la mairie, le 6 février, jour où le conseil municipal était convoqué, pour manifester leur entière solidarité à madame R. et au personnel communal. Nous sommes aux cotés du personnel. M le maire a fait l’objet à son tour d’une plainte déposée par madame la directrice financière. Nous ne pouvons qu’attendre la suite qui lui sera donnée. »

Et l’élu de demander au maire de tirer les conséquences de la situation et conclu en motivant les votes contre de la majorité de la majorité municipale. « Malgré l’intérêt que nous portons aux questions portées à l’ordre du jour du conseil municipal de ce soir, nous voterons contre, pour marquer notre désapprobation. Nous attendons les suites qui seront données à la plainte. »

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 06:41

SOMMAIRE

1) Un père fondateur en colère
2) Une régression  notoire
3) Béziers : le laboratoire du FN
4) Carvounas très mécontent
5) A vos ordres ?!…

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 06:35

SOMMAIRE

1) Comme un poisson dans l’eau…
2) Un secret !
3) Le prof…
4) Et lui aussi, mais bon merci !!
5) Sacré Sarko…
6) Faut pas rêver selon la…
7) Copinage au plus haut niveau
8) La presse étrangère n’est pas tendre…

_________________________Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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